Murs, une Commune Verte

Soucieuse de sa nature et de son territoire, la Commune de Murs n’a de cesse de poursuivre des projets s’inscrivant dans une logique écologique. Ainsi depuis années, l’utilisation de nouveaux procédés favorisant les énergies renouvelables sont mis en avant pour dynamiser et moderniser le Village dans le respect de l’environnement sur le long terme. En 2001, MURS était le premier village du Parc Naturel Régional du Luberon à mettre en place une chaudière à bois. En 2005, c’est une station d’épuration sur lit de roseaux qui voit le jour et en 2006 des chauffes-eau solaires sont installés sur les pavillons du VVF… L’éclairage public prend également une nouvelle forme à même de répondre à ces nouvelles exigences.

La Station d’épuration du Village de Vacances de La Jaumière…

roseauxUne station d’épuration toute neuve et toute verte remplace depuis 2OO5 l’ancienne station du VVF, qui était à l’évidence détériorée.
Elle est toute verte… D’abord parce que la filtration des eaux usées se fait dans des bassins plantés de roseaux. Dès que les roseaux repoussent au printemps, nous ne voyons plus on ne voit plus que du vert (sauf les voies d’accès). L’hiver, c’est évidemment un peu nu après que les roseaux aient été faucardés.
Verte aussi au sens écologique parce que le procédé d’épuration est un procédé rustique, facile à entretenir, fiable, et que, la station étant située sur un terrain déclive, l’écoulement des eaux usées se fait naturellement sans recourir à des pompes électriques. La consommation énergétique est donc nulle.
Le principe est tout simple : après passage par une grille grossière, les effluents sont répartis dans une première série de trois bassins étanches constitués de graviers de grosseur croissante du haut vers le bas. Les éffluents sortant de ces premiers bassins arrivent dans une deuxième série de deux bassins situés en contrebas, contenant sable et graviers en couches de grosseur croissante. Les bassins sont plantés de plantes aquatiques, en général des roseaux, comme ici. En effet, les roseaux favorisent la pénétration de l’air dans le sol, d’autant plus facilement qu’ils sont agités par le vent.
Lorsque les eaux usées arrivent dans les bassins, les matières en suspension sont retenues à la surface du filtre, et les matières organiques dissoutes sont peu à peu décomposées par des bactéries situées sur les rhizomes et les racines des roseaux et sur les graviers. La fermentation en présence de l’air, donc de l’oxygène, est alors une fermentation aérobie, sans odeur. Dans d’autres procédés (décanteur-digesteur, fosse toutes eaux), la fermentation est anaérobie et dégage des acides gras volatils responsables d’odeurs.
A la sortie des bassins l’eau épurée est rejetée dans le ravin du Sumian.

 

La chaudière à bois des Hauts de Rémourase…

Lorsqu’ont été réhabilités les batiments de Rémourase et créés 6 logements sociaux, un gite d’étape, cinq atelierchaudiere-bois-remourases professionnels et une salle chaudiere-bois-remourasecommunale, l’ensemble représentant environ 12OO m2, la question du chauffage s’est posée. Situé en pleine nature et à la limite des forets des Monts de Vaucluse, le choix d’un moyen de chauffage respectueux de l’environnement s’est naturellement imposé.

La Commune, avec l’aide du Parc Naturel Régional du Luberon, a créé la première chaufferie à plaquettes de bois du territoire du Parc. Cette chaufferie a servi ensuite de démonstration et a constitué le début d’une filière bois-énergie maintenant en plein développement.
L’intérêt de cette filière bois-énergie est multiple :

  • économie d’énergies fossiles,
  • moindre coût,
  • neutralité vis-à-vis des gaz à effet de serre (la quantité de CO2 absorbée pendant la vie de l’arbre équivaut à celle de sa combustion),
  • protection contre le risque incendie, si l’on arrive progressivement à nettoyer les forets,
  • exploitation des forets dont le territoire est actuellement en constante augmentation.

Pour les habitants de Rémourase c’est, au lieu des convecteurs électriques, le confort d’un véritable chauffage central et ce pour un cout de 10 centimes d’euro le kw-h, bien inférieur à celui de l’électricité ou du fioul.

 

L’éclairage public…

eclairage-public-villageProgressivement et pour assurer économie d’énergie, économie financière et protection de l’environnement, l’ensemble de l’éclairage public dans le Village comme dans les hameaux est peu à peu transformé :

    • Dans le village, les ampoules de 7Ow et l’auxiliaire qui en assure la mise en fonction, soit un total de 8Ow (total qui s’éleve au cours des années en raison de la structure ferro-magnétique de l’auxiliaire) sont remplacés par des ensembles (ampoule + auxiliaire ) de 45w, et cette consommation reste fixe tout au long de la durée de vie de l’énsemble.
    • Dans les hameaux (Vergiers, Beylons, Sautarels) et les Plaines, la consommation est divisée de la même eclairage-public-villagemanière par deux; elle passe alors de 145 w environ (ampoule + auxiliaire ) à 80W.

Ces différences peuvent sembler légères, mais il faut les multiplier par le nombre d’ampoules, la durée d’éclairage par nuit , et 365 jours par an.

Parallèlement à cette économie, la transformation des luminaires entraîne un double intérêt correspondant aux nouvelles normes en matière d’éclairage :

  • Le flux lumineux est orienté vers le sol, ce qui, surtout dans les villes, limite la pollution lumineuse avec ses conséquences pour les oiseaux, les plantes et l’observation du ciel. Mais c’est une mesure valable pour tout le territoire français.
  • L’étanchéité des luminaires à la poussière et à l’eau est désormais pratiquement totale. Ce qui protège et allonge la vie du système éclairant situé à l’intérieur (I P, l’indice de protection passe de 23 et 44 à 55 et 66 pour le village et les hameaux ce qui représente une protection pratiquement totale).