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Le Carmentran de Murs : un Carnaval fidèle aux traditions

Le carnaval est une survivance de rituels venant du fonds des âges, paiens, puis intégrés dans des fêtes religieuses (cérémonies en l’honneur de Saturne dans l’antiquité romaine, de Dionysos chez les Grecs, fêtes d’Ibis chez les Egyptiens, fête précédant dans l’église chrétienne la période de carême, ou rites encore plus anciens ), partagés par de très nombreux pays à travers le monde.

La signification du carnaval est double, car il célèbre à la fois – lors de l’équinoxe de printemps- la sortie de la nuit, du chaos, du froid, de la période sombre de l’hibernation, et en même temps, le retour du soleil, la victoire de la lumière sur la nuit et le chaos, le réveil de la nature, le retour des âmes des défunts, la sortie de l’hibernation du monde sauvage, la germination de la terre …

Fête double, avec un grand défoulement collectif, mouvement de libération, où tout s’inverse, où tout devient possible : les esclaves se sentent libres, les hommes se déguisent en femmes, les pauvres en seigneurs, les femmes en hommes, le peuple se fait juge, le joyeux drille devient curé…
C’est alors que l’on fait le procès de Carmentran, pauvre pantin cabossé qui incarne toutes les rigueurs et les misères de l’hiver, et qui sera bien sûr condamné à la peine la plus sévère.

En même temps, on célèbre les rituels de la victoire du soleil sur la nuit et le réveil de la nature : costumes en peaux de bête, personnages cornus, confettis représentant les grains de blé, mariés inversés et leur cortège, bouffetaïres avec leurs soufflets et leur farine, lumière, flambeaux…la communauté revit et danse autour du feu où se consume le bonhomme Carmentran …et l’année peut recommencer.

Le Carmentran de Murs, respectueux de vieux symboles, reste ainsi une fête traditionnelle réunissant la population du village. Les photos qui suivent sont celles du carmentran 2011. Les musiciens qui ont rythmé la fête sont le groupe Saboï.

Images du Carmentran saison 2011