Espèces envahissantes et nuisibles

Espèces envahissantes et nuisibles

Le dérèglement climatique et l'introduction par l'homme - volontaire ou involontaire - de certaines espèces exotiques sont les principales causes de la dégradation des habitats écologiques et des espèces locales. Pour certaines, elles constituent également un danger pour l'homme au niveau sanitaire.

Zoom sur quelques-une de ces espèces vivant sur le territoire de Murs... 

Le frelon asiatique

Le frelon asiatique (Vespa velutina nigrithorax) est une espèce invasive présente en Vaucluse. Originaire d’Asie de l’Est, il a été détecté pour la première fois en France dans le Lot et Garonne en 2004. Depuis, il s’est répandu sur l’ensemble du territoire métropolitain et en Europe.

A ce jour, la réglementation (article D201-1 du code rural et de la pêche maritime) classe le frelon asiatique au niveau national dans la liste des dangers sanitaires de deuxième catégorie pour l’abeille domestique (Apis mellifera) sur tout le territoire français.

En Vaucluse, l’installation du frelon asiatique poursuit sa progression. Face à cette situation, le Conseil départemental de Vaucluse a lancé un diagnostic en lien avec FREDON PACA, afin de reconnaître, d’une part, la répartition du Frelon asiatique en Vaucluse, et d’autre part, d’identifier les pratiques de gestion de cette espèce mises en place dans certaines communes et EPCI du territoire.

Comment reconnaître le frelon asiatique ? Il est très facile à reconnaître car c’est la seule guêpe sociale en Europe à posséder une livrée aussi foncée : les adultes sont brun noir et apparaissent, de loin, comme des taches sombres sur le nid. 

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Afin de disposer d’un état des lieux le plus représentatif possible de l’installation du Frelon asiatique en Vaucluse, les citoyens sont invités à recenser les nids en remplissant le questionnaire sur le site internet dédié :

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Les données récoltées seront transmises au site national du Museum National d’Histoire Naturelle et transmises au FREDON PACA pour servir de base à la réflexion sur la mise en place d’actions collectives d’information et de lutte.

L'ambroisie

Qu’est-ce que l’ambroisie ?

L’Ambroisie à feuilles d’armoise (Ambrosia artemisiifolia), l’Ambroisie trifide (Ambrosia trifida) et l’Ambroisie à épis lisse (Ambrosia psilostachya) sont des plantes invasives originaires d’Amérique du nord et capables de se développer rapidement dans de nombreux milieux (parcelles agricoles, bords de route, chantiers, friches, etc.).

Leur pollen, émis en fin d’été, provoque de fortes réactions allergiques (rhinites, etc.) chez les personnes sensibles. C’est également une menace pour l’agriculture (pertes de rendement dans certaines cultures) et pour la biodiversité (concurrence avec certains végétaux en bords de cours d’eau).

Une fois qu’un pied d’ambroisie est observé, il faut rapidement l’éliminer car il est difficile de l’éradiquer une fois qu’il est installé.

Comment reconnaître l’Ambroisie à feuilles d’armoise ?

L’ Ambroisie à feuilles d’armoise (Ambrosia artemisiifolia L.) fait partie de la famille des Asteraceae. C’est une plante annuelle à germination printanière-estivale et à croissance rapide. Sa morphologie se transforme au cours de son développement pour donner, au moment de la floraison, un buisson qui peut atteindre plus d’un mètre de haut.

A sa naissance, l’ambroisie montre deux cotylédons arrondis puis deux vraies feuilles, opposées, d’un beau vert franc, découpées en 3 à 6 folioles.

Copyright : Observatoire des ambroisies

Comment lutter contre l’ambroisie ?

Que faire ou comment réagir lorsque l’on constate la présence d’ambroisie ?

Tout propriétaire, locataire, exploitant, gestionnaire, ayant droit ou occupant à quelque titre que ce soit d’un terrain bâti ou non bâti, doit entretenir ce terrain en y pratiquant un entretien à la fois régulier et adapté, de nature à empêcher la prolifération des pieds d’ambroisie.

L’objectif de cette lutte contre l’ambroisie est d’INTERROMPRE LE CYCLE DE L’AMBROISIE en :

  Empêchant la plante de produire du pollen pour limiter les allergies

  Empêchant la plante de produire des semences pour limiter l’invasion

Il est indispensable de poursuivre les actions de lutte sur plusieurs années pour éradiquer la plante.

Ces préconisations concernent l’Ambroisie à feuilles d’armoise et l’Ambroisie trifide.

Si des pieds d’ambroisie se trouvent sur votre terrain :

Assurez-vous ou faites-vous confirmer qu’il s’agit bien d’ambroisie.
  Consulter la page et/ou la carte de reconnaissance pratique de l’ambroisie

Si vous avez un doute concernant l’identification, envoyez par mail une photo à l’Observatoire des ambroisies. Signalez-la sur la plateforme de signalement ambroisie.

Vous êtes responsable : agissez vous-même immédiatement et éliminez-la avant la floraison (généralement entre début août et début octobre).

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Le moustique tigre

La lutte contre le moustique tigre, vecteur de virus, est un élément essentiel de la prévention contre les maladies transmises par le moustique tigre (chikungunya, dengue, Zika). Elle permet de réduire ou d’interrompre la prolifération des moustiques.

La lutte contre le moustique tigre repose d'abord sur la participation de tous pour détruire les gîtes larvaires, car 80% des gîtes se trouvent dans nos jardins ou nos terrasses. C'est pourquoi l'ARS Paca et ses partenaires mène des campagnes d’information sur la façon de supprimer les eaux stagnantes dans lesquelles le moustique pond ses œufs et se reproduit.

Moustique tigre : mieux le connaître pour mieux s'en protéger

Le moustique « tigre » vit au plus près de chez nous. Il est de petite taille, environ un demi-centimètre. Il se déplace peu, et reste la plupart du temps dans un rayon de 150 mètres. Il naît et vit chez nous, près de nos habitats, en zone urbaine principalement. Il nous pique toute la journée, avec un pic à la levée du jour et au crépuscule, pond ses oeufs dans les eaux stagnantes et se repose à l’ombre des arbres.

Les femelles pondent leurs oeufs (jusqu’à 250) dans des petits volumes d’eaux stagnantes, même propres (moins de 10 litres) que l’on trouve sur nos balcons et nos jardins : vases, soucoupes, gouttières mal vidées, pneus usagés mais aussi creux d’arbres ou plantes tropicales susceptibles de retenir l’eau. Les larves peuvent même se développer dans un bouchon de bouteille rempli d’eau ! Ces gîtes, créés par l’homme, sont les principaux lieux de ponte de ces moustiques.

Les moustiques sont en activité du printemps à l’automne. Toutefois, les oeufs pondus peuvent résister plusieurs mois au froid et à l’assèchement et éclore lorsque les conditions climatiques sont à nouveau favorables (chaleur, luminosité). 80% des gîtes larvaires se trouvent concentrés dans l’habitat individuel, c’est pourquoi la mobilisation sociale est déterminante pour limiter la prolifération de ce moustique.

Les bons gestes pour lutter contre le moustique tigre

La suppression des gîtes larvaires passe par plusieurs gestes simples :

  • Supprimer toute eau stagnante au domicile et autour ;
  • Vider les vases, les soucoupes des pots de fleurs ou les remplir de sable humide ;
  • Supprimer ou vider régulièrement les petits récipients pouvant contenir de l’eau dans les jardins (2 fois par semaine) ;
  • Rendre les bidons de récupération d’eau de pluie inaccessibles aux moustiques (les couvrir d’une moustiquaire ou d’un tissu fin), retourner les arrosoirs ;
  • Prévoir une pente suffisante pour que l’eau ne stagne pas dans les gouttières, veiller à la bonne évacuation des eaux de pluie ;
  • Ranger à l’abri de la pluie tous les objets pouvant contenir de l’eau : pneus, bâches plastique, jeux d'enfants.

Pour savoir comment se protéger du moustique tigre,

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